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GERDDES-AFRIQUE
01 B.P. 1258
Cotonou - BÉNIN
Tél : (229) 30 92 68
gerddes@firstnet1.com

Groupe d'Études et de Recherches sur la Démocratie et le Développement Economique et Social
Année 2005 Année 2000 Année 1997
Année 2004 Année 1999
Année 2003 Année 1998

2005

HOMMAGE A L'UNION AFRICAINE ET A LA CEDEAO POUR LES SANCTIONS PRISES CONTRE LE TOGO

Le GERDDES AFRIQUE rend hommage à l'Union Africaine et à la CEDEAO pour les sanctions prises à l'encontre des successeurs autoproclamés du président GNASSINGBE EYADEMA.

Le GERDDES AFRIQUE exhorte ces institutions ainsi que la Communauté Internationale à aller plus loin en donnant au peuple togolais et à ses organisations représentatives les moyens de se débarrasser définitivement de toute velléité de dictature dans ce pays.

L'ordre constitutionnel doit être rétabli au Togo pour bannir à jamais dans les mentalités de nos dirigeants, les coups d'Etat et les amendements constitutionnels opportunistes.

Délivré à Arusha le 20 février 2005

Le président fondateur
Me Sadikou Ayo ALAO


COMMUNIQUE DU GERDDES AFRIQUE SUR LA SITUATION AU TOGO

Le GERDDES-Afrique tout en déplorant la mort du Président EYADEMA, refuse d'accepter le fait accompli du coup d'Etat de la hiérarchie militaire de l'armée togolaise et exhorte tous les démocrates togolais à s'associer à la résistance pacifique de tous les intellectuels africains contre une telle décision.

L'Union Africaine et la CEDEAO doivent être encouragées par les peuples de la sous-région à ne jamais accepter ces pratiques d'une autre époque.

Le GERDDES-Afrique en appelle à la sagesse de l'élite togolaise, y compris à celle du supposé bénéficiaire de cette promotion pour que force reste à la constitution togolaise et à la médiation de l'Union Européenne en vue d'élections démocratiques, crédibles et ouvertes à tous.

Délivré à Cotonou le 06 février 2005

Le Président-fondateur
Me Sadikou ALAO Ayo


2004

Assassinat Deyda Haydara

Le GERDDES AFRIQUE a appris avec tristesse le lâche assassinat à Banjul du journaliste Deyda Haydara .

Le GERDDES AFRIQUE voudrait ici exhorter les autorités gambiennes et singulièrement le Président Yayah Jammeh, à mettre sur pied sans délai une commission d'enquête indépendante pour faire la lumière sur cet assassinat afin que ses auteurs soient démasqués et punis.

Le GERDDES AFRIQUE présente ses sincères condoléances à la famille de Deyda Haydara et à toute la presse africaine.

Délivré à Cotonou, le 24 Décembre 2004.

Pour le GERDDES AFRIQUE
Me Sadikou Ayo ALAO
President-Fondateur.


Journalistes africains coupables de bien faire leur travail

Le GERDDES-AFRIQUE voudrait attirer l'attention de la Communauté Internationale et plus particulièrement celle des dirigeants africains sur la situation de plus en plus intenable des journalistes africains coupables simplement d'essayer de bien faire leur travail d'information de leurs concitoyens.

Le cas du journaliste Jean-Baptiste Dzilan mérite une attention particulière puisqu'il est l'objet de menaces de mort au Togo depuis la publication de certains articles.

Le GERDDES-AFRIQUE prie le gouvernement togolais de garantir sa sécurité à un moment où le Togo recherche avec acharnement la réconciliation de tous ses fils et au moment où une nouvelle réglementation d'apaisement vient d'être adoptée en faveur de la presse

Délivré à Cotonou, le 20 Octobre 2004.

Pour le Président-Fondateur,
Le Vice-Président


République Centrafricaine

Le GERDDES AFRIQUE attire et mobilise l'attention de la communauté internationale sur la situation préélectorale en République Centrafricaine ;

LE GERDDES AFRIQUE s'insurge contre l'élimination pour des motifs fallacieux et arbitraires de certains candidats, leaders charismatiques de l'opposition, aux prochaines élections présidentielles en République Centrafricaine ;

Le GERDDES AFRIQUE, voudrait que la tristement célèbre expérience ivoirienne, d'un passé encore récent, puisse servir de leçon et permettre aux autorités centrafricaines de corriger au plus vite cette situation.

Le GERDDES AFRIQUE exhorte les autorités centrafricaines à suspendre et éviter dans l'avenir tout acte et comportement attentatoire voire incendiaires qui desservent irrévocablement la paix et la démocratie gage du développement économique et social du continent


2003

Me Alao élu conseiller consultatif à Berlin

Le bureau Parisien du Gerddes-Afrique a le plaisir de porter à la connaissance des membres et sympathisants du Gerddes-Afrique, que Me S. A. ALAO vient d'être élu à Berlin, Conseiller Consultatif du Bureau Pénal International au Titre du Gerddes-Afrique, Membre Associé de cette Organisation.

Les ONG Africaines devraient voir dans cette élection, un soutien à leur lutte contre l'impunité.

Délivré à Paris, le 24 Mars 2003
Par le Secr. Gal du Gerddes-France
Aimé Kamba



2000

LETTRE OUVERTE DU GERDDES AFRIQUE AU PRESIDENT LANSANA CONTE

GA/PT/ /2000/37

Excellence Monsieur le Président,

Ayant appris avec émoi la décision du tribunal condamnant Alpha CONDE à cinq ans de réclusion, nous avons l'honneur de venir par la présente au nom de l'Elite africaine Vous exprimer la vive préoccupation de GERDDES Afrique devant cet acte d'une époque longtemps révolue.

Depuis bientôt deux ans, nous suivions au jour le jour l'évolution de cette affaire depuis l'arrestation et l'incarcération de Alpha CONDE au mépris des droits de l'homme et de l'immunité parlementaire dont il bénéficiait.

La parodie de procès de ces cinq derniers mois, au cours duquel les droits de la défense ont souvent été bafoués, a éclairé le Peuple guinéen ainsi que l'opinion internationale sur le fait que le dossier d'accusation était plutôt monté de toutes pièces et n'avait pour objectif réel que l'élimination d'un adversaire politique.

A l'époque de la mondialisation et alors que l'heure est à la démocratie, à la liberté d'expression et au respect des droits de l'Homme, de telles pratiques qui rappellent les heures les plus sombres de l'histoire récente de la Guinée n'honorent ni l'Afrique, ni la Guinée et encore moins leurs auteurs.

Au nom de l'Elite africaine, GERDDES Afrique Vous demande de bien vouloir constater qu'il est extrêmement urgent pour la Guinée et pour l'Afrique que Vous fassiez immédiatement usage du droit de grâce que Vous confère la Constitution pour permettre ainsi à l'intéressé de recouvrer sa liberté en même temps que ses droits civils et politiques.

GERDDES Afrique voudrait également souligner à Votre très haute attention qu'il ne peut être fait aucun amalgame entre ce procès et la situation à la frontière guinéenne même si les deux événements peuvent avoir la même origine : l'absence d'Etat de droit et de démocratie.

Nous sommes par avance convaincus, Excellence Monsieur le Président de la République, que Vous saurez saisir cet appel pour redorer l'image de la Guinée que le procès de Alpha CONDE a quelque peu ternie.

Le Président
Me Luiz ANGELO


LETTRE DU GERDDES (Bulletin de liaison n° 33)

GA/PT/ /2000/36

Si les affrontements armés à l’intérieur des Etats et les conflits armés entre les Etats ont continué au cours de ce premier trimestre de l’an 2000, partout le recours à la médiation africaine et au dialogue entre les partis pour la résolution des conflits semble avoir été de mise.
Les brillantes élections présidentielles sénégalaises ont été l’évènement qui, de loin, a décroché la palme d’or en apportant du baume aux cœurs des Africains. Appuyé par une administration qui a su se montrer sereine et non partisane, l’Observatoire National des Elections ONEL est venu nous offrir un ²élément essentiel à la compréhension du mécanisme électoral africain. En effet après les alternances issues des élections elle-mêmes filles de Conférences nationales, le Sénégal a une fois de plus contribué à donner la preuve que l’Afrique démocratique existait et était capable d’alternance lorsque les institutions républicaines avaient la latitude de fonctionner librement et sans que les acteurs ne soient conduits aux élections au pas de charge et dans le cadre de l’exécution d’un programme d’exception.
Tout cela est le résultat d’autant d’opérations en amont de l’acte de votation qui exigent une plus grande formation de tous les acteurs et font appel de notre part à des efforts accrus de recherche et d’éducation civique en matière de Gouvernance et Démocratie.

La célébration de notre 10ème anniversaire prévue pour le mois de mai, n’aura lieu qu’en novembre 2000. Elle fera suite au séminaire bilan sur le processus démocratique et l’observation des élections pluralistes en Afrique organisé sous l’égide de la 4ème Conférence Internationale des Démocraties Nouvelles et Rétablies (CIDNR).

Il m’a paru utile de relancer l’invitation à la réflexion du Président-Fondateur contenue dans sa lettre aux Présidents de GERDDES nationaux et d’Associations du Réseau GERDDES Afrique.

Il disait :
« … eu égard à la polémique qui ne cesse d’être entretenue autour de l’observation des élections en Afrique, compte tenu de l’efficacité dubitative de cette démarche, et compte tenu aussi de la qualité de nos élections dont les causes sont en général aussi profondes que l’inadéquation de nos choix institutionnels avec nos réalités socioculturelles, et économiques, je voudrais vous demander encore une fois de réfléchir avec vos membres en Assemblée Générale sur le maintien de cette activité au titre de nos démarches en Afrique. Peut-être pourriez-vous, comme nous l’envisageons au siège et dans certaines de nos capitales comme Dakar, Abidjan, Douala, Libreville etc. organiser des conférences publiques avec débats impliquant la société civile, les élites politiques et la presse pour discuter des enjeux de cette démarche face à la globalisation des activités sensibles.
Peut-on imaginer, par exemple aujourd’hui que nous nous consacrions essentiellement à la formation, à la recherche et à l’éducation civique en matière de Gouvernance, de Démocratie, d’Election (gestion et formation) et de Prévention des conflits, au détriment de cette invention à laquelle nous devons une partie de notre célébrité : l’Observation indépendante des élections africaines par les Africains…. »

Sincères salutations.

Le Secrétaire Exécutif
Dr Martial De-Paul lKOUNGA


DECLARATION DU GERDDES AFRIQUE

GA/PT/684/2000/35

Le GERDDES Afrique voudrait ici exprimer l’étonnement de l’élite africaine face au traitement inacceptable réservé à l’aéroport de ROISSY en France par la police française de l’air à des ressortissants centrafricains dont les passeports ont été régulièrement authentifiés par les autorités centrafricaines qui ont souverainement délivré lesdits documents.

De tels comportements s’ils n’étaient pas contrôlés par les pouvoir publics français seraient à même d’entraîner que des dérapages qui ne pourront pas exclure des réactions de réciprocité par les pays africains.

Fait à Cotonou, le 15 août 2000

Pour le Président et p.o.
Dr Martial IKOUNGA
Le Secrétaire Exécutif


LETTRE OUVERTE DU GERDDES AFRIQUE AU PRESIDENT ROBERT GUEI DE COTE D'IVOIRE AU SUJET DES TENTATIVES D'EXCLUSION DE M. ALASSANE DRAMANE OUATTARA DU DEBAT ELECTORAL EN COTE D'IVOIRE

Le GERDDES Afrique voudrait porter à la connaissance de son Excellence que l'acharnement politique contre M. Alassane Dramane OUATTARA n'est pas un bon signe pour le renouveau démocratique en Côte d'Ivoire.

Le recours à un projet constitutionnel pour exclure un candidat potentiel n'est ni juste, ni conforme à tout principe élémentaire de droit et est, en tout cas peu Convaincant.

En effet, ceux qui connaissent un tant soit peu la Côte d'Ivoire se souviennent de ce qu'étaient la Basse et la Haute Côte d'Ivoire et des raisons d'Etat qui sont à l'origine des missions internationales reprochées aujourd'hui à cet illustre Ivoirien.

Mieux, lorsque la double nationalité n'est pas interdite par les textes d'un pays, les citoyens n'ont-ils pas le droit de s'en prévaloir

Comment, au surplus justifier à l'opinion africaine et internationale qu'une disposition constitutionnelle ( à caractère général par essence) n'ait de toute évidence et en dépit des apparences qu'une finalité individuelle et à court terme : exclure de la compétition électorale le plus illustre des candidats potentiels.

Comment peut-on soutenir juridiquement par ailleurs que la jouissance d'un droit légalement protégé puisse devenir pénalisante à la faveur d'une disposition inique d'un projet de Constitution ?

Quelle erreur historique après tant d'autres pour un renouveau qui se veut démocratique 1.

Cette exclusion que rien ne peut justifier, n'honore ni la Côte d'Ivoire ni l'Afrique. Nous voulons espérer que vous contribuerez à la faire retirer pour le plus grand bien de tous et d'abord de la Côte d'Ivoire.

Différentes considérations.

Cotonou. le 19 Mai 2000

Me Sadikou Ayo ALAO Président - Fondateur


COMMUNIQUE DE PRESSE DU GERDDES AFRIQUE SUR LES TENSIONS RACIALES AU ZIMBABWE

GA/ PT/ / /33

- Le GERDDES Afrique voudrait attirer l’attention des Dirigeants africains et de la société civile africaine sur la nécessité d’inciter ou d’encourager le Président Robert MUGABE du Zimbabwe à aider à l’apaisement de la tension raciale dans son pays.

- Puisqu’il est évident que la question de la redistribution des terres peut se résoudre par le dialogue et la diplomatie dans le cadre des accords ayant conduit à l’indépendance du pays, il ne reste au Gouvernement Zimbabwéen qu’à créer le cadre de transparence permettant une réelle attribution des terres à ceux qui peuvent en faire un réel facteur de production.

L’urgence en Afrique est au Développement dans la stabilité et non à des guerres raciales.

Délivré à Cotonou le 19 avril 2000

Me Sadikou Ayo ALAO
Président Fondateur
GA/PT/618/2000/34


LETTRE DU GERDDES AFRIQUE
Délivré à Cotonou le 23 Mars 2000

GA/ PT/ 0441/ 99 /32

I. De la frustration à l' ivoirité » ou comment comprendre certains ivoiriens sans les approuver.

- Comment ne pas comprendre les ivoiriens de l' « ivoirité » même s'il nous est impossible de les approuver en raison du caractère dépassé de leur démarche?

En effet leur démarche même dépassée ressemble quelque peu à la notre qui nous coûte d'ailleurs très cher (ce que nous assumons fermement) et qui consiste à exiger que les africains fassent en sorte que leurs démarches démocratiques et économiques s'inspirent de leurs réalités économiques et socio-culturelles, en dépit de la Globalisation, afin qu'elles bénéficient d'une participation massive de nos populations qui se reconnaîtront à travers elles.

- La démarche de l' « ivoireté » n'est que la conséquence de plusieurs décennies d'une politique intensive d'immigration, d'intégration et de favoritisme à l'égard de certains étrangers, qui en Côte d'Ivoire sont devenus des véritables références.

- Le « miracle ivoirien » doit beaucoup à cette politique, tant et si bien que les lobbies anti-étrangers qui transcendent les partis politiques des années « Houphouets », bien que actifs, ont dû garder un profil bas.

- La crise économique perceptible dès la fin des années 70 a mis du grain à moudre dans les moulins des adeptes de l'ivoirité. La réalité de cette crise veut que les « sans noms » qui se « croient » des ivoiriens authentiques ont du mal à trouver du travail alors que les salaires lorsqu'il y a du travail, sont des salaires de misère. Il est aussi vrai que certains ivoiriens dit d'adoption privilégiés de la période Houphouetiste continuent de donner l'impression d'un opulence ostensible.

- Les exploitations de cette situation par les successeurs de l'illustre Président disparu, n'ont été qu'une récupération politique uniquement pour se maintenir au pouvoir en poursuivant la même politique de frustration au lieu de relancer l'économie et de remettre le Côte d'Ivoire au travail.

Les slogans utopiques du genre de l'ivoirité ne peuvent que desservir la Côte d'Ivoire dans une Afrique de l'Ouest qui recherche son intégration ; la Côte d'Ivoire étant de surcroît le principal vendeur d'un marché dont elle ne peut se passer. La, Côte d'Ivoire comme certains de nos pays est un pays carrefour et l'immigration ainsi que l'intégration font partie de son histoire. Elle se doit de les assumer intelligemment pour ne pas créer des citoyens de secondes zones et pour ne pas exacerber le régionalisme qui mine tous nos pays.

Si l'ivoirité se justifie humainement, elle paraît aujourd'hui dépassée et inapplicable dans la plupart de nos pays décolonisés dont les populations ont tout à perdre dans de telles références.

II. Peut-il y avoir une immunité des délits commis dans la lutte contre l'impunité ?

La décennie qui s'est achevée avec l'avènement du 3è millénaire, a été riche dans notre lutte pour faire progresser la démocratie. Les activistes de la démocratie ont aussi beaucoup appris non seulement dans leur lutte contre les « autres » mais aussi dans leur combat fratricide.

Pour les uns, il n'y a de démocratie que dans l'alternance politique ou les élections qui conduisent à cette alternance quel qu'en soit le coût social. Bien évidemment ceux qui pensent autrement sont diffamés d'être « vendus aux pouvoirs en place. »

- De même cette décennie a mis en exergue certains crimes politiques et de droit commun (économiques et de sang) dont plusieurs sont restés impunis. Des espoirs de poursuites heureusement ont commencé ça et là grâce aux initiatives variés des activistes des Droits de l'homme et de la démocratie. Certains de nos amis ont même utilisé des démarches extralégales se faisant ainsi reprocher des délits et des crimes et donnant au passage l'impression de chercher à prendre le pouvoir par la force. Bien sur, pour ces infractions, ils n'entendent être l'objet d'aucune poursuite au nom d'une certaine immunité qu'ils refusent aux autres. La solidarité ici nous a posé beaucoup de problèmes et nous a même divisé, dans la mesure où nos amis n'ont jamais cru devoir accepter nos conseils de modération et de conformité à la légalité.

- Ce message à nos membre et sympathisants est peut être l'un des derniers que je vous adresse en qualité du Président exécutif de notre Groupe après dix années de bons et loyaux services. L'alternance en effet chez nous au GERDDES Afrique jouera bientôt et ma qualité du Président fondateur ne m'empêchera pas de passer la main.

Merci et bonne et heureuse année 2000, chers amis.

Par Me Sadikou Ayo ALAO
Président - Fondateur du GERDDES Afrique


1999

COMMUNIQUE DE PRESSE Sur les expulsions anarchiques de la région de Tabou en Côte d'Ivoire
Délivré à Cotonou, le 23 Novembre 1999

GA/ PT/ 0441/ 99 /28

Le GERDDES-Afrique voudrait exprimer les préoccupations grandissantes des africains face aux expulsions des originaires du Burkina Faso de la région de Tabou en Côte d'Ivoire par des milices autochtones.

Les autorités compétentes ivoiriennes ont le devoir d'empêcher énergiquement de tels égarements que rien ne peut justifier, même pas les légitimes préoccupations électorales. La compréhension ou la mollesse des autorités face à de tels actes dans un Etat de Droit, peut en effet constituer un dangereux précédent non seulement pour le pays lui-même, mais aussi pour les efforts d'intégration régionale.

Il est impératif que le Gouvernement du Burkina Faso se rapproche du Gouvernement Ivoirien pour assurer la protection de ses ressortissants dans le cadre des dispositions pertinentes du Conseil de l'Entente et de la CEDEAO.

Il est aussi impératif que nos Organisations régionales se manifestent pour prouver qu'elles existent avant tout pour le bien des populations de notre sous-région.


APPEL DU GERDDES-AFRIQUE EN FAVEUR DE LA PRESERVATION DE LA PAIX SOCIALE EN COTE D'IVOIRE
Délivré à Cotonou, le 9 septembre 1999

GA/ PT/0364/99/27

Face à la montée de la tension sociale en Côte d'Ivoire, le GERDDES-Afrique voudrait lancer un appel à l'élite politique ivoirienne pour lui demander de faire preuve de beaucoup de retenue dans la délicate situation que traverse le pays.

Rien en effet ne peut justifier que l'un des rares havres de paix de notre sous région puisse être déstabilisé; ni la légitime ambition de se maintenir au pouvoir, ni l'incontournable besoin d'alternance.

Pendant que notre réel combat est l'intégration de notre sous-région, il nous paraît très difficile de justifier de nos jours, ce qui peut être perçu, à tort ou à raison, comme une relance de la haine tribale ou de la xénophobie.

Les leaders politiques ivoiriens connaissent bien les risques et les dangers qui menacent nos pays; de même, ils se connaissent suffisamment pour ne pas négliger l'alternative bénéfique que pourrait offrir le recours à un dialogue sincère et nationaliste, dans la résolution des contradictions inhérentes à la lutte politique.

Le GERDDES-Afrique voudrait ici lancer un appel pressant aux Dirigeants africains, à l'élite politique africaine ainsi qu'à ses membres et sympathisants afin qu'ils ne ménagent aucun effort pour aider au retour de la sérénité démocratique en Côte d'Ivoire.


APPEL DU GERDDES-AFRIQUE EN FAVEUR DU PEUPLE DU TIMOR ORIENTAL
Délivré à Cotonou, le 6 septembre 1999

GA/PT/ 0357/99/26

Tous les peuples du monde et les organisations de la société civile doivent dénoncer avec véhémence, la timidité des Grandes Puissances et du Conseil de Sécurité devant le génocide et l'extermination du Peuple du Timor Oriental qui a eu le tort de faire confiance aux Nations Unies, pour choisir l'une des options que lui offrait la charte des Nations Unies et l'Organisation mondiale elle-même.

A quoi servent donc les grandes déclarations des super Puissances ?

Faut-il uniquement avoir la chance de naître sur les Continents européen et américain pour mériter une attention précieuse des grandes puissances et bénéficier du devoir d'ingérence ? Quelle injustice au seuil du 3ème Millénaire !

Pourra-t-on expliquer un jour aux générations futures ces différences de traitement sans donner l'impression que les positions des grandes puissances restent encore discriminatoires ou intéressées ?

Ne craint-on. pas de renforcer certaines suspicions selon lesquelles les droits de l'homme et la démocratie ne sont que des gadgets que l'on manipule pour satisfaire la naïveté de certains activistes?

Puisse cet appel réveiller ceux vers lesquels beaucoup d'entre nous continuent de se tourner naïvement pour tenter de faire aboutir nos revendications légitimes en matière de défense des droits de l'homme et de la démocratie.


COMMUNIQUE DE PRESSE
Cotonou, le 03 août 1999

GA/PT//99/25

Le GERDDES Afrique se félicite du consensus auquel sont parvenus les protagonistes de la crise togolaise. Il voudrait à cet effet féliciter le Président Eyadéma et son Parti, le R.P.T. ainsi que les partis d'opposition et tous les leaders politiques togolais pour leur patriotisme et leur attachement au future du Togo.

Le GERDDES Afriqu, se joignant à la société civile togolaise, à l'élite politique africaine en général et ouest-africaine en particulier, ne manquera pas d'apporter sa contribution au renforcement de ce consensus national, pour le plus grand bien de notre sous région.


COMMUNIQUE DE PRESSE
Cotonou, le 09 Juillet 1999

GA/PT/0269/99/24

Suite à l'accord de paix intervenu à Lomé au Togo entre le Président Ahmad Téjan KABBAH et le chef de la rébellion Foday SANKOH, le Gerddes-Afrique , fidèle à sa vocation de maintien de paix en Afrique ,:

- Salue l'événement et l'efficacité de la diplomatie togolaise.

- Remercie les Chefs d' Etat de notre sous-région et en particulier les Présidents Eyadéma, Compaoré et Obasanjo pour leur persévérance et leur attachement à l'intégration de notre sous-région

- Invite les différents protagonistes de ce conflit meurtrier à respecter de bonne foi le présent accord et à s'atteler à l'instauration d'un régime démocratique , gage d'une reconstruction nationale et partant du développement durable de la Sierra-Léone; il reste entendu qu'un tel règlement ne devrait en aucun cas être une caution à l'impunité.

- Invite la Société Civile africaine à s'associer et à favoriser la gestion de la période post conflit en Sierra-léone.


COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LA SITUATION AU BURKINA FASO
Délivré à Cotonou, le 18 Mai 1999

GA/PT/0204/99/23

Le GERDDES-Afrique prend acte du Communiqué de Presse du GERDDES-Burkina en date du 15 Mai 1999 sur la situation sociale au Burkina Faso. Il s’en félicite et lui apporte son plein soutien.

Pour sa part, pleinement informé des événements récents que traverse le Burkina Faso, le GERDDES-Afrique voudrait saisir cette occasion pour faire savoir qu’il désapprouve toutes les actions tendant à exploiter à des fins politiques inavouables, les souffrances des familles ainsi que toutes les tentatives voilées, d’empêcher la mise en oeuvre de l’action sereine de la justice.

Dans le cadre de sa lutte constante contre l’impunité et pour l’instauration de l’Etat de droit dans nos pays, le GERDDES-Afrique s’opposera toujours à la banalisation de nos Institutions, celles-là mêmes qui ont contribué à l’épanouissement de certains parmi nous; dans le domaine de la justice, par exemple.

Nos Institutions démocratiques sont encore fragiles mais restent perfectibles; gardons-nous de faire « la politique de la terre brûlée », pour ne pas livrer nos pays à certains rêves passéites, mais toujours totalitaires et qui, à notre avis, se trompent encore d’époque.

Dans nos pays, il serait souhaitable que l’on sache une fois pour toutes que force doit rester à la loi envers et contre tous (assassins, fauteurs de troubles, incitateurs aux crimes et à la haine etc.) quels que soient leurs rangs.


DECLARATION DU GERDDES-BURKINA
Ouagadougou, le 15 Mai 1999

Le Président Edouard OUEDRAOGO

Le Burkina Faso vit sous le choc depuis le 13 Décembre 1998 suite à la disparition tragique de Norbert ZONGO, Directeur de publication du Journal « L’Indépendant » et Président de la Société des Editeurs de la Presse Privée, et de ses trois (3) compagnons.

A l’annonce de la douloureuse nouvelle, le GERDDES-Burkina a joint sa voix à toutes celles qui se sont élevées, pour manifester son émotion, témoigner de sa compassion aux familles des disparus et réclamer la mise sur pied d’une Commission d’Enquête Indépendante pour faire au plus tôt la lumière sur les circonstances de cette tragédie.

Aux côtés d’Organisation de la Société Civile, le GERDDES-Burkina exigé et obtenu du Gouvernement, le réaménagement du decret portant création et organisation de la Commission d’Enquête Indépendante, pour répondre aux souhaits de toutes les parties prenantes.

Le GERDDES- Burkina pris part activement aux travaux de cette Commission.

Dans un climat social émaillé de violence, le GERDDES-Burkina a choisi de contenir son émotion pour attendre les résultats des travaux de la Commission d’Enquête Indépendante.

Aujourd’hui que c’est chose faite, le GERDDES-Burkina félicite la Commission pour avoir déployé tous les efforts, afin de déposer son Rapportdans les délais, lequel conclut à l’assassinat. Devant un tel acte qui déshonore notre démocratie, il exprime toute son indignation et sa réprobation.

Au regard des réactions enregistrées suite à la publication du Rapport de la Commission d’Enquête Indépendante, le GERDDES-Burkina :

* Recommande instamment aux Autorités concernées, de prendre des mesures disciplinaires et des mesures pénales conservatoires à l’encontre de tous ceux dont la culpabilité dans l’Affaire David OUEDRAOGO est avérée, en attendant qu’une suite judiciaire soit donnée aux affaires David OUEDRAOGO et Norbert ZONGO.

* Invite le C.D.P., les personnalités politiques et le Collectif des Partis Politiques et des Associations de Masse à privilégier dans leurs actes et dans leurs déclarations, la recherche de la paix sociale sans laquelle sans laquelle toutes les ambitions collectives ou personnelles deviennent une utopie.

Dans cet esprit, il déplore la déclaration bout-au-feu du CDP paru dans la presse du mercredi 12 Mai 1999.

Dans le même sens, il déplore les propos du Président du Collectif tenu lors de la Conférence de Presse du mardi 11 mai 1999 sur les idées qu’inspirent les bruits de bottes entendus dans la sous-région.

* Condamne la violation des franchises universitaires et scolaires par les forces de l’ordre à la suite des manifestations.

* Condamne les actes de violation verbales et phisyques et de vendalisme, la destruction des biens publics et privés lors des manifestations.

* Prie tous ceux dont l’action peut concourir à l’accélération de la procédure judiciaire dans les deux affaires, de faire preuve de patriotisme et de diligence dans leur traitement.

Le GERDDES-Burkina est solidaire de toutes revendications portant sur la démocratie, la justice, le respect des droits de l’homme et contre l’impunité. Il invite tous ceux qui ont les mêmes aspirations à intégrer dans leur démarche la préservation de la paix sociale sans laquelle toutes les revendications sus mentionnées resteront vaines.


APPEL DU GERDDES AFRIQUE À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE EN FAVEUR D’UN REGAIN D’INTÉRÊT POUR LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE
Délivré à Cotonou, le 10 Mai 1999

GA/PT/0182/ 99/22

Le GERDDES Afrique voudrait lancer un appel à la communauté internationale pour que le Kossovo ne relègue pas pour longtemps encore au second plan, les drames que vivent les africains. Les coups d’État aux Comores et en Guinée devraient être condamnés. Celui de la Guinée Bissau non seulement affaiblit la CEDEAO, mais aussi ses dessous néocolonialistes risquent d’affaiblir à terme l’UEMOA et l’intégration régionale ouest-africaine. Méritent aussi une attention soutenue, les violations de droit de l’homme, les restrictions aux libertés individuelles ainsi que la chape de plomb qui s’abat chaque jour un peu plus sur le peuple du Niger depuis l’assassinat du Président Barre Maïnassara.

En effet, contrairement aux déclarations des putschistes, les arrestations, mise en résidence surveillée et autres entraves à la liberté de circuler sont légion et jettent un éclairage nouveau sur les réelles intentions de ces putschistes d’un nouveau genre.

Le Monde entier doit prendre conscience des dangers que représentent pour nos démocraties africaines, ces adeptes de la Solution Finale.

Seules une mobilisation internationale et des sanctions personnelles à l’égard des auteurs de ces coups d’état et les membres de leur famille, prises par la communauté internationale sont susceptibles de les contraindre à mettre un terme à de telles entreprises machiavéliques et aux tueries sans enquête ni procès.

Le GERDDES Afrique reste convaincu qu’un bannissement international de tous ceux qui assassinent les démocraties et leurs leaders peut non seulement permettre de réduire les effets des sanctions à l’égard des peuples innocents, mais aussi de dissuader tous ceux que pourrait inspirer le sanglant précédent du Niger.


COMMUNIQUE DE PRESSE SUR L'ASSASSINAT DU PRESIDENT BARE MAINASSARA
Fait à Cotonou, le 13 Avril 1999

GA/PT/0152/ 99/21

Suite à l'assassinat du Président, maintenant que les auteurs de ce crime odieux sont connus, le GERDDES-Afrique ne peut que saluer l'attitude des pays comme la France et les Etats-unis d'Amérique qui ont pris leur distance avec ceux qui, à travers cet assassinat, veulent ramener l'Afrique aux comportements barbares des années 60.

Même si le peuple du Niger ne doit pas souffrir de la barbarie de certains de ses fils égarés, il est juste, même pendant quelques temps, de prouver comme le fait la France qu'aucun crime ne doit rester impuni pour ne pas encourager ceux dont les crimes peuvent se retourner contre tout le monde y compris ceux qui s'en réjouissent aujourd'hui ou sont tentés d'en profiter.

La société civile africaine devra désormais veiller à ce que de tels crimes ne soient pas impunis.

Le GERDDES-Afrique, pour sa part, étudie déjà quelles initiatives légales peuvent être prises à cet égard.


LETTRE A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre République du Niger
Cotonou, le 10 Avril 1999

GA/PT 0146 / 99/20

OBJET : Condoléances du GERDDES-Afrique au peuple du Niger.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Le GERDDES-Afrique déplore l'assassinat du Président Ibrahim BARE MAINASSARA qui plonge tous les démocrates et les hommes de paix dans une profonde tristesse.

Que le vaillant peuple du Niger ainsi que la famille éplorée trouvent ici, l'expression de nos sincères condoléances et l'espoir que le sacrifice du Président BARE MAINASSARA n'aura pas été vain. Nous gardons l'espoir que son souhait permanent de rapprochement des Nigériens dans la tolérance, se réalise enfin.

LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU NIGER et le génie créateur de son peuple permettront, nous en sommes certains, au Niger de traverser cette crise institutionnelle de manière pacifique et DANS LE RESPECT DE L'ETAT DE DROIT QUI IMPLIQUE LA LUTTE CONTRE L'IMPUNITE.

Le GERDDES-Afrique n'épargnera aucun effort, comme il l'a toujours fait, pour apporter sa modeste contribution au difficile mais incontournable processus démocratique en cours au Niger.

Recevez, Excellence Monsieur le Premier Ministre, nos meilleures salutations.


COMMUNIQUE DE PRESSE DU GERDDES AFRIQUE RELATIF AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES DU 27 FEVRIER 1999 AU NIGERIA
Fait à Lagos, le 28 Février 1999

GA/PT/091/99/19

Le Groupe d’Etudes et de Recherches sur la Démocratie et le Développement en Afrique (GERDDES-Afrique) a déployé des observateurs dans quatre (4 ) Etats du Nigeria et sur le territoire de l ’Etat de la capitale. Les Observateurs étaient déployés dans la capitale fédérale Abuja, à Lagos, Ondo, Ogun et le Rivers state. Le but visé ici est de mettre fin au régime militaire de la République Fédérale du Nigeria, l’Etat le plus peuplé d’Afrique.

Cette transition est importante pour a stabilité politique et économique aussi bien que pour la consolidation du processus démocratique dans la sous-région Ouest-africaine.

OBSERVATION PRE-ELECTORALE

A) L’équipe d’observation a remarqué que la campagne électorale s’est déroulée normalement sans aucune forme d’intimidation.

B) Elle a rendu visite au Représentant local de la Commmission Electorale Nationale Indépendante (INEC) de l’Etat de Lagos. Ce dernier a fait un tour d’horizon du processus électoral et l’a rassuré que les élections présidentielles seraient libres et transparentes. Il a répondu de manière convaincante aux diverses préoccupations de la délégation.

OBSERVATION DES ELECTIONS

Début du vote :

La plupart des bureaux de vote visités ont été ouverts à 8 heures sauf dans certaines localités où l’accréditation a commencé tardivement.

Le matériel électoral :

Tous les bureaux de vote visités ont été pourvus du matériel électoral adéquat. La délégation a reconnu que l’encre utilisée pour la sélection des candidats est une encre indélébile. Aucune preuve de faux bulletins de vote ou de fausses cartes d’électeur n'a été constatée. Dans certains bureaux de vote cependant, le secret du vote ne pouvait être garanti, faute d’isoloir.

RESPONSABILITE DES AGENTS ELECTORAUX

Les membres des bureaux de vote ont fait montre d’un sens élevé de leur responsabilité. un superviseur et un agent de sécurité faisaient la navette entre les différents bureaux de vote pour s’assurer du déroulement normal des opérations.

COMPETENCE ELECTORALE

Les opérations électorales se sont déroulées dans l’ordre et le calme sauf dans certaines localités où la confusion s’est installée du fait du nombre élevé des électeurs. (plus de 1200). Dans certaines localités, de jeunes électeurs de moins de 18 ans ont reçu leur accréditation et ont été autorisés à voter.

Le dépouillement s’est effectué dans les bureaux de vote sous l’oeil vigilant des représentants des Partis et des agents de la Commission Electorale Nationale Indépendante et les résultats ont été dûment enregistrés.

CONCLUSION

Les observateurs du GERDDES-Afrique ont noté que la Commission Nationale Indépendante a conduit les opérations électorales avec un sens élevé de responsabilité.

La participation étant plus importante dans certains bureaux de vote que dans d’autres. La faible participation observée dans certains bureaux de vote, peut-être imputée au système électoral et au faible niveau de formation des électeurs en zone rurale; toute chose qui gagnerait à être améliorée. Dans une localité d’Ondo State, un petit conflit ethnique a empêché les électeurs d’accomplir leur droit de vote. Aucune forme d’intimidation n’a été observée. Tous les représentants des Partis et les électeurs ont été satisfaits du processus électoral et des résultats proclamés dans les localités visitées.

Le GERDDES-Afrique est une ONG panafricaine dont le siège est à Cotonou (République du Bénin). Il a des Associations locales dans 34 Pays africains et son objectif principal, depuis sa création en 1990 est de promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance et d’aider à la prévention des conflits dans les pays africains.


COMMUNIQUE DE PRESSE sur les élections législatives et sénatoriales du Nigeria
Fait à Cotonou, le 22 Février 1999.

GA/PT/075/99/18

GERDDES -AFRIQUE (un groupe d'étude et de recherche sur la démocratie, l'économie et le développement social ) , une Organisation Non-gouvernementale ayant son siège à Cotonou a observé avec beaucoup de satisfaction les élections législatives et sénatoriales du Nigeria et déclare qu'elles ont été libres, démocratiques et transparentes.

GERDDES-AFRIQUE exhorte alors toute la population du Nigeria et les électeurs en particulier à sortir massivement en vue d'exercer leurs droits civiques.

GERDDES-AFRIQUE, par la même voie, encourage les parties politiques et toute la classe politique nigériane à organiser et conduire pacifiquement la campagne et le scrutin présidentiels en vue d'accroître l'image traditionnelle de démocratie qui caractérise le peuple nigérian en particulier et toute la population africaine d'une manière générale.


COMMUNIQUE DU GERDDES-AFRIQUE RELATIF A L'OBSERVATION DES ELECTIONS LOCALES DU 07 FEVRIER 1999 AU NIGER
GA/PT/054/99/17

Fidèle à sa mission de promotion et de consolidation de la démocratie à travers le contient africain, le GERDDES-Afrique a dépêché à Niamey (Niger) une équipe d'observateurs internationaux pour couvrir les élections locales du 7 février 1999. Cette équipe composée de six (6) observateurs en provenance du Burkina, du Togo et du Bénin a observé lesdites élections dans les localités de Doutchi, Tillabéri et Niamey. Ils ont visité une centaine de bureaux de vote. A l'issue de leur mission, les observateurs du GERDDES-Afrique ont fait les constats ci-après :

1) Heure d'ouverture

La plupart des bureaux de vote visités ont ouvert après 8 heures. Ce retard est dû parfois à l'arrivée tardive de certains membres de bureaux de vote ou du matériel électoral.

2) Le matériel électoral

Le matériel électoral n'a pas été disposé à temps dans certains bureaux de vote visités par les observateurs du GERDDES-Afrique ce qui a été en partie la cause du retard mis pour le démarrage des opérations.

Par ailleurs, le matériel électoral était généralement au complet à l'exception du tampon dateur dans les bureaux de vote où il n'y avait qu'une petite lampe à pétrole.

3) Les membres des bureaux de vote

Les membres des bureaux et les représentants des partis politiques étaient généralement tous présents.

4) Le déroulement du scrutin

Le scrutin s'est déroulé dans le calme et la discipline. D'une manière générale, les membres des bureaux de vote avaient la maîtrise des opérations surtout lorsqu'on prend en compte la complexité des scrutins.

5) Le dépouillement

La plupart des bureaux de vote ont fermé à l'heure prévue. Dans les bureaux de vote où les observateurs du GERDDES-Afrique ont suivi le dépouillement, il s'est déroulé conformément à la loi.

6) La centralisation des résultats

Informée de ce qu'il y aurait des difficultés dans la centralisation des résultats, la mission s'est rendue le lundi 8 février 1999 aux environs de 15 heures au Palais des Sports.

Il ressort des entretiens et des informations recueillies auprès de la CENI que les documents électoraux de la Commune Il ont été incendiés. De même, la Présidente de la Commission Electorale de la Commune 1, après avoir mis la CENI au courant de ses inquiétudes pour sa sécurité, reste introuvable.

Dans les localités comme Dosso, Kolo, Tahoua, Maradi, Diffa, Tillabéri, Zinder, Agadès, des problèmes liés à la centralisation ont été signalés. Plus particulièrement à Dosso, les documents électoraux ont été détruits et des affrontements se sont produits entre les partisans des différentes formations politiques en compétition.

En conclusion, la délégation du GERDDES-Afrique déplore que ces scrutins qui se sont déroulés dans des conditions acceptables connaissent une issue aussi regrettable. Elle émet le souhait que les autorités gouvernementales et la Commission Electorale Nationale Indépendante reprennent l'organisation des scrutins dans les localités où les documents électoraux ont disparu ou ont été détruits dans des délais raisonnables afin de permettre aux populations desdites localités d'exprimer leur suffrage.

Enfin, elle adjure les animateurs de la vie politique nationale nigérienne à inscrire dans leur stratégie de conquête ou de conservation du pouvoir, en première place, la recherche de la paix sociale sans laquelle aucune œuvre de développement ne peut aboutir.

Fait à Niamey, le 08 février 1999

Pour la Délégation du GERDDES-Afrique

Moussa Michel TAPSOBA
Chef de Délégation


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GERDDES AFRIQUE SUR LES ARRESTATIONS DE RÉFUGIÉS CONGOLAIS (CONGO-BRAZZAVILLE), AU BÉNIN
Délivré à Cotonou le 29 janvier 1999

GA/PT/0043/99/17

Le GERDDES Afrique a constaté ce jour, avec tristesse, des arrestations de réfugiés congolais au Bénin, au nombre desquels figurent trois anciens ministres.

De telles pratiques étant contraires aux traditions d'accueil du Bénin à l'égard des africains en général et en particulier à l'égard des réfugiés politiques, le GERDDES Afrique lance un pressant appel aux autorités béninoises pour que les droits d'asile des congolais au Bénin soit respectés pour autant que ces derniers ne se livrent à aucune activité incompatible avec les exigences de leur statut.

Le GERDDES Afrique par ailleurs lance un appel pathétique à toute la communauté internationale, africaine et béninoise pour qu'elle se mobilise afin d'assurer la protection des réfugiés politiques congolais où qu'ils se trouvent en vue de leur épargner les conséquences des violences incontrôlées que connaît aujourd'hui le Congo-Brazzaville.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUR UNE CERTAINE RÉCUSATION D’OBSERVATEURS D’ÉLECTIONS
Délivré à Cotonou, le 13 janvier 1999

GA/PT/0011/99/16

Surprenants ces démocrates qui préfèrent les observateurs qui les arrangent et qui naturellement récusent ceux qui les dérangent!
Peut-être faudrait-il leur rappeler que lorsque les élections sont libres et pluralistes, les observations sont aussi libres et Pluralistes conformément aux textes qui régissent les élections et l’accréditation des observateurs.
Espérons pour nos peuples que les observateurs que préfèrent ces démocrates ne seront pas les mêmes que ceux qui dans certains pays africains ont eu à faire pression sur nos observateurs pour décrédibiliser les élections et leurs résultats avant même qu’ils aient lieu.

Le GERDDES – Afrique pour sa part, continuera d’apporter son témoignage chaque fois qu’il sera invité et aura les moyens de sa mission, convaincu qu’il est de ce que chaque récusation cache toujours quelque malice surtout lorsqu’on sait que cette dernière provient toujours des commanditaires des pressions et chantages dont il a été souvent l’objet.

Ceux qui exigent à juste titre la démocratie et le pluralisme doivent donner eux-mêmes l’exemple de tolérance et d’acceptation du pluralisme s’ils ne veulent pas être soupçonnés de se servir de la démocratie pour la tuer ou la confisquer.

Devant les risques que font courir à l’Afrique certains de nos démocrates, le GERDDES-Afrique restera vigilant puisqu’il n’a rien oublié des riches enseignements tirés de ses nombreuses démarches pour rapprocher nos peuples et nos dirigeants en vue d’obtenir l’environnement consensuel et pacifique nécessaire au développement durable de nos pays.



1998

LETTRE DU GERDDES-AFRIQUE AUX AFRICAINS
Cotonou, le 30 Décembre 1998

L’Afrique termine l’année 1998 dans la détresse que nous réserve 1999 !

L’embrasement des deux Congo, avec des soutiens plus machiavéliques et diaboliques les uns que les autres, continue de jeter des millions de paisibles citoyens dans la brousse et sur les routes.

L’Angola non contente de ces arrangements politiques interminables, a préféré rallumer son volcan tout en apportant son « assistance technique » à ses voisins de spadassins.

La sale rebellion de la Sierra Léone renaît de ce que nous avons trop tôt appelé des Cadres en dépit de l’activisme des loyalistes et de la combativité des troupes toujours très monolytiques de l’Ecomog.

Tout ceci n’est ni le fait du hasard ni le fait de la témérité des seuls agents étrangers. Les réalités ici et là s’appelent : cupidité - intolérance - dictature - tribalisme- ambitions démesurées - inculture - carence affective et patriotique - atéisme etc.

En effet, que penser d’autre, de personnes qui parviennent au pouvoir par les voies que l’on sait et qui refusent à leurs concitoyens le droit de revenir au pays pour jouir paisiblement de leurs droits civiques ?

Que penser de ces « Gouvernants » qui refusent l’offre de dialogue et de réconciliation d’opposants qui ont fini par accepter le fait accompli des armes sur la légalité constitutionnelle ?

Que penser d’autre enfin, de Dirigeants qui refusent tout droit à la différence à leurs concitoyens restés au pays, considérés et traités comme des citoyens « dévalués » interdits de jouir des droits au nom desquels on a soi-même pris le pouvoir ?

Il est peut-être trop tôt d’affirmer que nous sommes en présence de vrais ennemis de l’Afrique et de leurs propres pays, parce que notre Continent a connu des situations très difficiles qui se sont « arrangées » par miracle; mais leur responsabilité devant l’histoire ne pourra jamais être niée.

Le Nigeria est notre plus bel exemple, à cet égard, de normalisation. Après tant de haine, de sang inutilement versé, de barbarie et de gabegie inégalables, c’est de ce grand pays que viendra peut-être pour l’Afrique, l’espoir en 1999 et au troisième millénaire; nous avons tous le devoir d’y travailler.

Deux petits espoirs méritent aussi d’être relevés :
- Les Ivoiriens se parlent et s’entendent enfin pour le plus grand bien de l’Afrique et de leur pays.
- Les Togolais se parlent aussi, même s’ils ne préfèrent pour témoins et garants de ce dialogue que des non-africains (en grande partie). C’est dommage si l’on sait ce que les africains font et continuent de faire pour eux. Pour nous les africains, il est temps que la vérité démocratique et celle de la paix ne viennent pas toujours et uniquement d’ailleurs.

Nos frères de la Guinée Bissau ont pourtant préféré eux, faire confiance à leurs frères africains dans leur difficile dialogue. Nous devons les encourager dans leur démarche complexe, mais incontournable, du passage de l’économie informelle souteraine de leur société, à une économie formelle, visible, transparente et democratique.

Après la rédemption de l’Afrique du Sud que suit celle du Nigeria, les nouvelles lueurs d’espoir au Togo et en Guinée Bissau aideront nos frères du Mali, du Niger, du Rwanda, du Burundi, des Comores, du Soudan, de la Somalie et du Lesotho à mieux se comprendre. Cette lueur d’espoir peut aussi être une source d’inspiration pour améliorer quelque peu les images aussi brouillées que préoccupantes que nous offrent, ces derniers temps, la Guinée-Conakry et la Mauritanie.

Enfin, nous devons prier pour que ces lueurs d’espoir aident nos frères à comprendre, à défaut d’accepter que nos pays appartiennent à tous leurs citoyens et non à ceux-là seuls qui ont réussi à accéder au pouvoir.

Les africains doivent cesser d’être des refugiés sur leur Continent. Le dialogue doit être le moyen privilégié de prévenir et de régler les conflits dans la tolérance et le respect des droits des uns et des autres, surtout ceux des minorités et des oposants.

Les Dirigeants africains devraient aborder le troisième millénaire en témoignant leur amour et leur respect d’abord envers leur pays et l’Afrique et envers ce qui s’y fait ou qui y est généré, s’ils veulent être durablement suivis par leurs peuples qui ont si souvent témoigné de leur hospitalité, de leur ouverture sur le monde non-africain dont ils ont toujours apprécié la sollicitude, même s’ils n’ont jamais renoncé à rester eux-mêmes.

La globalisation n’est pas nécessairement contraire à certaines appropriations légitimes. Nos partenaires le comprennent plus facilement que certains africains et certains de nos dirigeants.

Le troisième millénaire devrait être pour nous, l’occasion de nous remettre en cause et de remettre en cause nos perceptions passéistes faites encore de nombreux mimétismes.

Bonne fête à tous !

Me Sadikou Ayo ALAO
Président Fondateur


LETTRE 0UVERTE DU GERDDES-AFRIQUE A Son Excellence Monsieur Lansana CONTE Président de la République de Guinée-Conakry
Fait à Cotonou, le 22 Décembre 1998

GA/ PT/406 / 98/15

Excellence Monsieur le Président,

Les Cadres et Intellectuels du GERDDES-Afrique suivent avec beaucoup d'inquiétudes les mesures restrictives de libertés consécutives à l'Election présidentielle du 14 Décembre 1998 en Guinée-Conakry, mesures prises par le Gouvernement à l'égard de certains Leaders de l'opposition.

Les conditions de l'arrestation et de la détention de Monsieur Alpha CONDE dont les paramètres nous échappent, sont l'objet des plus grandes préoccupations dans notre sous-région où la précarité de l'environnement politique et sécuritaire n'échappe à personne.

Excellence Monsieur le, Président, la légitimité de votre reélection nous paraît incompatible avec les nouvelles mesures de privation de libertés précitées. C'est pour cette raison et dans un but d'apaisement social qu'il nous a paru utile de faire appel à votre intervention personnelle pour placer votre second mandat, sous le signe de la réconciliation nationale. Une telle attitude sera un signal fort pour la Guinée et pour notre sous-région en ce mois sacré du Ramadan.

Nous vous remercions par avance de votre compréhension et vous prions d'agréer, Excellence Monsieur le Président, l'assurance de notre sincère considération.


COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LES RECENTS DEVELOPPEMENTS DANS LE GOLFE
Délivré à Cotonou, le 16 Décembre 1998

GA/PT 0401/ 98/ 14

Bien que reconnaissant le caractère dictatorial et les pratiques suicidaires du Régime irakien pour son peuple, les cadres et intellectuels du GERDDES-AFRIQUE ne peuvent nullement s’associer à tout comportement international susceptible de contribuer à l’affaiblissement des Nations Unies.

En cette année du cinquantenaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, le rôle et la primauté des Nations Unies en matière internationale doivent être réaffirmés, si nous voulons léguer un monde meilleur aux générations futures.

La Globalisation qui est si souvent prônée et quelque fois imposée, oblige tous les citoyens du monde à réagir contre tout ce qui pourrait affaiblir l’ordre public international. Les Africains y ont le plus grand intérêt.


COMMUNIQUE DE PRESSE DES OBSERVATEURS DE LA SOCIETE CIVILE NATIONALE ET INTERNATIONALE SUR L’OBSERVATION INDEPENDANTE DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE GABONAISE DU 06/12/98 SOUS L’EGIDE DU GERDDES-AFRIQUE

GA/PT/0396/98/14

LES OBSERVATEURS DE LA SOCIETE CIVILE NATIONALE ET INTERNATIONALE AU NOMBRE DE 180 ONT COUVERT L’ELECTION PRESIDENTIELLES DU 06 DECEMBRE 1998 AU GABON, SOUS L’EGIDE DU GERDDES-AFRIQUE.

CES OBSERVATEURS DE NATIONALITES DIVERSES (BENIN, BURKINA FASO, CAMEROUN, CANADA, COTE D’IVOIRE, ETATS UNIS D’AMERIQUE, FRANCE, GABON, LIBERIA, MALI, NIGER, NIGERIA, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, ROYAUME UNIS, SENEGAL, TCHAD ET TOGO) REPRESENTANT AUSSI BIEN L’ELITE POLITIQUE (ANCIEN PRESIDENT DU LIBERIA: RUTH PERRY, ANCIEN 1er MINISTRE : ABDOULAYE SEKOU SOW DU MALI, ANCIEN SECRETAIRE GENERAL DE L’O.U.A. : IDE OUMAROU DU NIGER; DES MINISTRES ET PARLEMENTAIRES DU BENIN, DU BURKINA FASO, DE FRANCE ET DU TOGO) QUE DES JOURNALISTES ET DES REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ONT VISITE PLUS DE MILLE BUREAUX DE VOTE SUR TOUTE L’ETENDUE DU TERRITOIRE GABONAIS.

A L’ISSUE DE LEUR MISSION D’OBSERVATION, CES OBSERVATEURS ONT NOTE LE BON DEROULEMENT DU SCRUTIN D’UNE MANIERE GENERALE AINSI QUE LE CALME QUI A CARACTERISE CE DEROULEMENT.

LA QUALITE DU MATERIEL AINSI QUE LA COMPETENCE DES AGENTS ELECTORAUX MERITENT D’ETRE SOULIGNEES DE FACON GENERALE.

CEPENDANT, DE LA SYNTHESE DES RAPPORTS DES DIFFERENTES EQUIPES, IL RESSORT QUE :

1- LA QUASI-TOTALITE DES BUREAUX DE VOTE VISITES ONT ETE OUVERTS AVEC UN CERTAIN RETARD. CES RETARDS ONT ETE OCCASIONNES PAR L’ARRIVEE TARDIVE DE CERTAINS MATERIELS ELECTORAUX (ENCRE INDELEBILE NOTAMMENT) OU DE CERTAINS AGENTS ELECTORAUX.

2- AU MOMENT DU PASSAGE DES OBSERVATEURS, LES MEMBRES DES BUREAUX DE VOTE ETAIENT PRESENTS ET EN NOMBRE REQUIS MEME SI CERTAINS D’ENTRE EUX ONT UNE MAITRISE LIMITEE DES OPERATIONS ELECTORALES.

3- DANS LES BUREAUX DE VOTE VISITES, LES OBSERVATEURS ONT RELEVE LA PRESENCE D’AU MOINS UN (1) DELEGUE DE LA MAJORITE ET UN (1) DELEGUE DE L’OPPOSITION. TOUTEFOIS, TOUS LES CANDIDATS N’ETAIENT PAS TOUJOURS REPRESENTES.

4- A L’EXCEPTION DE L’ENCRE INDELEBILE QUI EST PARVENUE DANS CERTAINS BUREAUX DE VOTE AVEC QUELQUE RETARD, LE MATERIEL ET LES DOCUMENTS ELECTORAUX ETAIENT AU COMPLET. CEPENDANT, LES OBSERVATEURS ONT PU NOTER DES DIFFICULTES D’EXPLOITATION DE CERTAINES LISTES ELECTORALES (DES OMISSIONS D’ELECTEURS POSSEDANT LEUR CARTE ELECTORALE ET QUELQUES REPETITIONS DE NOMS OU DE NUMEROS ETC.).

5- DES INCIDENTS SANS GRAVITE ONT ETE RELEVES DANS CERTAINS BUREAU DE VOTE.

L’AFFLUENCE DANS LES BUREAUX DE VOTE VISITES A ETE JUGEE FAIBLE TOUT AU LONG DU SCRUTIN. LES LENTEURS DANS LES OPERATIONS ELECTORALES ET LES ERREURS RENCONTREES DANS LES LISTES ELECTORALES ONT CREE QUELQUES IMPATIENCES PARMI LES ELECTEURS.

DES OBSERVATEURS ONT ETE TEMOINS DE TENTATIVES DE VOTES MULTIPLES DANS UN BUREAU DE VOTE PAR DES ELECTEURS DETENTEURS DE PLUSIEURS PIECES D’IDENTITE.

LA COORDINATION GENERALE DES OBSERVATEURS A RECU DES RESPONSABLES POLITIQUES A SON SIEGE QUI LUI ONT PRESENTE DES PIECES D’IDENTIFICATION SUPPOSEES FAUSSES MAIS DONT L’IMPUTABILITE N’A PAS ETE ETABLIE.

6- LA CLOTURE DU SCRUTIN A EU LIEU A L’HEURE LEGALE DANS LES BUREAUX DE VOTE VISITES. UN PROBLEME D’ECLAIRAGE S’EST POSE DANS CERTAINS BUREAUX DE VOTE QUI NE DISPOSAIENT QUE DE BOUGIES POUR PROCEDER AU DEPOUILLEMENT. LES DECOMPTES DES VOIX ONT ETE GENERALEMENT CORRECTEMENT EXECUTES.

EN CONCLUSION, LES OBSERVATEURS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX ONT RELEVE DES INSUFFISANCES TANT AU NIVEAU DES AGENTS QUE DES DOCUMENTS ELECTORAUX DANS LES BUREAUX DE VOTE VISITES.

TOUTEFOIS, ILS CONSIDERENT QUE CES INSUFFSANCES DONT LA PRISE EN COMPTE EST INDISPENSABLE POUR L’AMELIORATION DES SCRUTINS FUTURS NE SONT PAS DE NATURE A ENTACHER NOTABLEMENT LA REGULARITE DU SCRUTIN DU 06 DECEMBRE 1998, QUI DOIT DONC ETRE CONSIDERE COMME LIBRE, EQUITABLE ET TRANSPARENT.

LES OBSERVATEURS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX DE LA SOCIETE CIVILE RECOMMANDENT L’AMELIORATION DU FICHIER ELECTORAL ET LE RENFORCEMENT DE LA FORMATION DES AGENTS ELECTORAUX.

LES OBSERVATEURS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX DE LA SOCIETE CIVILE REMERCIENT LES AUROTIRTES ELECTORALES GABONAISES POUR LES FACILITES QUI LEUR ONT ETE ACCORDEES DANS L’EXECUTION DE LEUR MISSION, LE PEUPLE GABONAIS POUR SON ACCEUIL CHALEUREUX ET LA CLASSE POLITIQUE GABONAISE POUR SA COMPREHENSION. FAIT A LIBREVILLE, LE 07 DECEMBRE 1998

POUR LA COORDINATION GENERALE DE L’OBSERVATION :
POUR : S.E. MADAME PERRY RUTH S.E. GADO GIRIGISSOU Me ALAO SADIKOU AYO S.E. MONSIEUR IDE OUMAROU


COMMUNIQUE DU GERDDES-AFRIQUE RELATIF A L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU BURKINA-FASO DU 15 NOVEMBRE 1998

GA/PT/03--/98/14

Dans le cadre des élections présidentielles du 15 novembre 1998, le Groupe d'Etudes et de Recherches sur la Démocratie et le Développement Economique et Social en Afrique (GERDDES-AFRIQUE) a déployé au Burkina-Faso une délégation de quatre (4) observateurs internationaux africains en provenance du Niger et du Bénin pour couvrir lesdites élections. La délégation s'est constituée en deux (2) équipes :

- l'Equipe 1 composée de Mmes SOTTIMA Yvette du Bénin et de ABDOU Aïssa du Niger a observé à Ouagadougou.

- l'Equipe 2 composée de Mme AFOUDA Pascaline du Bénin et de Mr AMANI Amadou du Niger a observé à Bobo Dioulasso.

Ce déploiement a permis aux observateurs du GERDDES-AFRIQUE de visiter une cinquantaine de bureaux de vote. Au terme de leur mission, ils ont fait les constats suivants :

1 . HEURE D'OUVERTURE
Presque tous les bureaux de vote visités ont ouvert à 6 heures.

2 . LE MATERIEL ELECTORAL
Dans l'ensemble, le matériel électoral était au complet et en nombre suffisant à part l'encre indélébile qui s'est vite évaporé par manque de fermeture et qui a causé quelques désagréments dans l'après-midi.

3 . LES MEMBRES DES BUREAUX DE VOTE
Les membres des bureaux de vote étaient généralement tous présents dans la plupart des bureaux de vote visités, seul le candidat du CDP avait été représenté.
La tenue des bureaux était correcte ce qui témoignait de la compétence des membres du bureau.

4 . LE DEROULEMENT DU SCRUTIN
Le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité et aucun incident majeur n'a été signalé dans les bureaux de vote visités.

5 . LE DEPOUILLEMENT
Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures. Dans les bureaux de vote où le GERDDES-AFRIQUE ont suivi le dépouillement, il s'est fait conformément à la loi. Nous n'avons noté aucune contestation à l'issue de celui-ci. CONCLUSION
Les observateurs du GERDDES-AFRIQUE ont constaté la bonne maîtrise des opérations électorales par la CENI, les membres des bureaux de vote et surtout les électeurs qui se présentaient dans les bureaux de vote avec leur carte d'électeur et une pièce d'identité pour accomplir leur devoir civique : ceci témoigne de la réussite de la campagne de sensibilisation. En conclusion, le vote s'est déroulé dans de bonnes conditions de transparence. Fait à Ouagadougou, le 16 novembre 1998 Pour la délégation du GERDDES-AFRIQUE


COMMUNIQUE DE PRESSE
Délivré à Cotonou le 12 novembre 1998

GA/PT/03--/98/13

Le GERDDES-Afrique se félicite de la décision historique de la France d'annuler la dette des pays d'Amérique latine frappés par les calamités consécutives au passage du cyclone "Mitch".

Il est souhaitable que cette décision soit soutenue par tous les autres créanciers de ces pays y compris les institutions multilatérales qui peuvent mettre en place des mécanismes aboutissant au même résultat.

Cette décision de la France ajoutée à celle déjà prise en faveur de certains pays africains devrait permettre d'espérer que l'appel lancé à Tokyo lors du "TICAD II" par les ONG soit enfin entendu : à savoir que l'annulation de la dette peut accélérer le décollage économique de l'Afrique dont les économies ont du mal à se relever de l'esclavage, de la colonisation et des administrations post coloniales peu adaptées à son environnement socio-économique et culturel.


Appel à L'O.U.A. et à l'O.N.U.
Cotonou le 29 octobre 1998

GA/PT/0343/98/12
A
Monsieur le Secrétaire Général,
Salim Ahmed Salim,
Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A.)
Objet : Appel à L'O.U.A. et à l'ONU

Monsieur le Secrétaire Général de L'O.U.A.,

Le GERDDES-AFRIQUE suit avec préoccupation le développement de la situation politique et militaire entre l'Ethiopie et l'Erythrée.

En effet, ces deux pays dont les populations font partie des plus pauvres au monde, ont déjà amassé d'importantes troupes armées le long de leur frontière commune.

Dans ces conditions, le GERDDES-AFRIQUE souhaiterait que l'Organisation des Nations Unies (O.N.U.) et l'Organisation de l'Unité Africaine OUA accentuent les efforts déjà en cours avant que le chaos ne s’installe dans ces deux pays.

Des initiatives urgentes de médiation, auxquelles la société civile dont le GERDDES-Afrique souhaiterait prendre part, doivent être prise afin de permettre aux populations éthiopiennes et érithréennes de retrouver une paix durable et de travailler activement pour le développement de leur pays.

Me Sadikou ALAO
Président Fondateur, GERDDES-Afrique


Appel à L'O.U.A. et à l'O.N.U.
Cotonou le 29 octobre 1998

GA/PT/03--/98/12
A
Monsieur le Secrétaire Général,
Koffi ANNAN,
Organisation des Nations Unies (O.N.U.)
Objet : Appel à L'O.U.A. et à l'ONU

Monsieur le Secrétaire Général de L'O.N.U.,

Le GERDDES-AFRIQUE suit avec beaucoup de préoccupations le développement de la situation politique et militaire entre l'Ethiopie et l'Erythrée.

En effet, ces deux pays, dont les populations font partie des plus pauvres au monde, préparent activement la guerre et ont déjà amassé d'importantes troupes armées le long de leur frontière commune.

Dans ces conditions, le GERDDES-AFRIQUE souhaiterait que l'Organisation des Nations Unies (O.N.U.) et l'Organisation de l'Unité Africaine OUA accentuent les efforts déjà en cours avant que le chaos ne s’installe dans ces deux pays.

Des initiatives urgentes de médiation auxquelles la société civile dont le GERDDES-Afrique souhaiterait prendre part doivent être prise afin de permettre aux populations éthiopiennes et érithréennes de retrouver une paix durable et de travailler activement pour le développement de leur pays.

Me Sadikou ALAO
Président Fondateur, GERDDES-Afrique


COMMUNIQUE DE PRESSE Sur la réconciliation en Nationale en Guinnée Bissau
Délivre à Cotonou le 4 Novembre 1998

GA/PT/0397/98/11

LE GERDDES AFRIQUE ET LES ASSOCIATIONS NATIONALES MEMBRES DE SON RESEAU FELICITENT LA CEDEAO POUR LES INITIATIVES PRISES ET QUI ONT RAMENE LA PAIX EN GUINNEE BISSAU. NOUS REMERCIONS AUSSI LE PRESIDENT JOAO BERNADO VIEIRA ET LE GENERAL A. MANE POUR LEUR SENS DE PATRIOTISME QUI A PERMIS DE METTRE UN TERME AUX SOUFFRANCES DU SYMPATHIQUE PEUPLE DE GUINEE BISSAU. CET HEUREUX EVENEMENT NE PEUT LAISSER INDIFFERENTS LES ORGANISATIONS OEUVRANT POUR L'INSTAURATION D' UN ENVIRONNEMENT PROPICE AU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE. POUR SA PART, LE GERDDES AFRIQUE AINSI QUE LE GERDDES GUINEE BISSAU SE TIENNENT TOUJOURS A LA DISPOSITION DU PEUPLE ET DES DIRIGEANTS DE CE PAYS POUR APPORTER LEUR CONTRIBUTION A LA NECESSAIRE RELANCE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET DEMOCRATIQUE.


Communiqué de Presse sur " la Crise Armée en République Démocratique du Congo "
Délivré à Cotonou, le 24 Août 1998

Le GERDDES-AFRIQUE suit avec préoccupation le développement de la situation politique et militaire dans la région des Grands Lacs et singulièrement en République Démocratique du Congo. Il voudrait faire part de son soutien au plan de règlement proposé par la SADEC et le juge susceptible d’éviter l’embrasement généralisé de la région à condition qu’il prenne en compte l’intérêt des parties en conflit.

Le GERDDES-AFRIQUE voudrait demander aux belligérants, toutes tendances confondues, de taire leurs visées hégémoniques ou politiques, et de reconnaître que le plan-SADEC est réaliste et peut permettre de normaliser la situation en République Démocratique du Congo en vue de son retour rapide à la démocratie, à la bonne gouvernance et à l’Etat de droit.

Le GERDDES-AFRIQUE demande à tous les Etats africains, à l’OUA et à la Communauté Internationale de soutenir ce plan avant que le chaos ne s’installe définitivement dans la région.

L’Afrique doit se convaincre que son destin se joue dans la région des Grands Lacs et prendre en conséquence ses responsabilités devant l’histoire.


Communiqué de Presse concernant les attentats anti- américains de Nairobi et de Dar es Salam
Délivré à Cotonou le Samedi 8 Août 1998

Le GERDDES Afrique ainsi que les Associations Nationales, membres de son réseau déplorent et condamnent les attentats ignobles perpétrés contre les Ambassades Américaines de Nairobi et de Dar es Salam.

Tout en présentant leurs condoléances au gouvernement et au peuple américains, Kenyans et Tanzaniens ainsi qu’aux familles éplorées, le Gerddes Afrique reste convaincu que de tels actes ignobles sont contraires aux sentiments des peuples africains envers le peuple et le gouvernement américains.

Les sacrifices inutiles des victimes de ces attentats contribueront à renforcer la solidarité entre les sociétés civiles américaines et africaines.


COMMUNIQUE DE PRESSE DU GERDDES-AFRIQUE Suite au décès de Mushud ABIOLA
Fait à Cotonou, le 08 juillet 1998

Le GERDDES-AFRIQUE vient d’apprendre avec beaucoup de tristesse le décès du Président Mushud ABIOLA, le seul Président élu du Nigeria qui n’ait jamais exercé ses fonctions.

Le GERDDES-AFRIQUE présente ses sincères condoléances à la famille de notre aîné ABIOLA, au peuple et au Gouvernement Nigérians. Il espère que dans la sérénité, tout le monde tirera des leçons de cette grande et cruelle perte afin que le Nigeria et l’Afrique ne connaissent plus jamais ce genre de défis méprisables auxquels nous exposent les régimes autoritaires.

Le GERDDES-AFRIQUE restera fidèle à la mémoire de l’illustre disparu et avec l’élite politique nigériane travaillera à sa réhabilitation complète dans la paix et le dialogue.

Même dans notre malheur et notre tristesse, malgré nos suspicions et doutes légitimes ainsi que notre colère, nous continuerons à croire que seule la paix, la sérénité et le dialogue, permettront de venir à bout de l’autoritarisme que combattait Mushud ABIOLA, dans le non violence.

Qu’il repose en paix et que Allah l’accepte parmi les siens. Amen.


COMMUNIQUE DE PRESSE sur les Nouvelles Perspectives Démocratiques au Nigéria
Délivré à Cotonou, le 16 juin 1998

Le GERDDES-AFRIQUE se félicite de l'évolution positive de la situation des Droits de l'Homme et de la Gouvernance au Nigéria.

Les Dirigeants africains ainsi que l'élité africaine devraient soutenir les efforts affichés par le nouveau Gouvernement du Nigéria afin que ce grand pays de notre sous-région joue enfin et de manière crédible et rationnelle le rôle de locomotive sous-régionale en matière économique et démocratique qui lui revient de droit. Pour sa part, le GERDDES-AFRIQUE souhaite que l'évolution actuelle conduise à la mise en liberté rapide de tous les prisonniers politiques et d'opinion afin que la relance du processus démocratique bénéficie du plus large consensus possible au niveau national.


COMMUNIQUE DE PRESSE Sur les élections législatves et présidentielles en République Centrafricaine
Fait à Bangui, le 27 mai 1998

Depuis le vent de la Démocratie, des élections ont été organisées partout en Afrique dont les résultats n’ont pas toujours fait l’unanimité. La République Centrafricaine a tranché en 1993 grâce au consensus qui s’était établi entre les entités politiques et la société civile. Elle a géré avec maturité le processus électoral. Elle a été l’un des premiers pays à instituer une Commission Electorale Mixte et sur ce plan fait figure de leadership.

La République Centrafricaine, notre pays, organisera bientôt les élections législatives et présidentielles dont les mandats respectifs arrivent à échéance le 1er Octobre 1998 et le 22 Octobre 1998. Ces élections constituent, à n’en point douter, un test grandeur nature pour jauger de la volonté réelle des acteurs politiques du pays à poursuivre le processus démocratique et à oeuvrer pour la consolidation de la réconciliation nationale après les graves crises politico-militaires qui ont ébranlé le Pays deux années durant.

Seules des élections justes, crédibles et transparentes sont le gage d’une paix et d’une stabilité, indispensables à tout développement durable.

L’ACDD (GERDDES-CENTRAFRICAINE) se félicite du consensus qui a permis la création d’une Commission Electorale Mixte Indépendante (C.E.M.I) par la loi N° 098.004 du 27 Mars 1998 portant Code Electoral de la République Centrafricaine.

Elle salue l’adoption dans le nouveau code électoral d’une C.E.M.I., ce qui confirme et institutionnalise une pratique qui a déjà eu cours et que nous devons considérer comme un acquis irréversible.

Elle se félicite de ce que, 21 articles de ce code concèdent à la C.E.M.I., en collaboration avec d’autres institutions notamment le Ministère de l’Intérieur et la Cour Constitutionnelle, les lourdes tâches de préparation, d’organisation, de supervision et de contrôle des opérations électorales. C’est pourquoi, s’agissant de la C.E.M.I., la composition devrait tenir compte d’un consensus, privilégiant compétence, crédibilité et objectivité des délégués, qu’ils représentent les partis politiques ou la société civile. Cette dernière entité nous paraît avoir un important rôle d’équilibre à jouer de part sa représentativité et son impartialité.

Tout en reconnaissant à la CEMI l’importance que lui concède le Code Electoral dans la bonne organisation des consultations, l’ACDD/GERDDES Centrafrique estime que d’autres institutions et non des moindres ainsi que d’autres dispositions concourent à la transparence des consultations. De plus, la présence dans les bureaux de vote et des centres de dépouillement des représentants des partis politiques ou des candidats des observateurs tant nationaux qu’internationaux, constitue un gage de crédibilité des résultats. De ce fait, toutes les garanties d’indépendance et de responsabilité concernent au même niveau des institutions et ces dispositions et particulièrement la Cour Constitutionnelle chargée de recenser les votes, proclamer les résultats et statuer sur les recours contentieux.

De ce précède, l’ACDD/GERDDES Centrafrique lance un vibrant appel à tous les patriotes rassemblés dans diverses organisations à prendre en compte ces acquis et à privilégier le dialogue en vue de finaliser sur une base consensuelle la mise en place des autres membres de la Commission.

A cet effet, l’ACDD/GERDDES Centrafrique formule la proposition suivante

I - Composition Entité - Nombre

Majorité Présidentielle : 6
Partis d’Opposition : 6
Partis Indépendants : 3
Sous-total Partis Politiques : 15
Mouvements de défense des droits de l’homme et de la Démocratie : 3
Confessions religieuses : 3
Associations des Femmes : 4
Association des Jeunes : 2
Syndicats : 3
ACDD/GERDDES : 2
Sous-total Société Civile : 17
TOTAL Général : 32

II - Bureau (6 membres)

1 Vice-Président : Issu de la société civile 1 Secrétaire 1 Secrétaire adjoint 1 Trésorier 1 Trésorier adjoint 1 Porte parole

III - Commissions Spécialisées (4)

1 Commission Finances et Budget 1 Commission Logistique/matériels 1 Commission Candidatures et textes officiels 1 Commission gestion bureaux de vote et centres de dépouillement

Compte tenu des délais fixés par la Constitution du 14 janvier 1995 dans ses dispositions transitoires et finales notamment à l’article 102 et aux dispositions de l’article 144 du code électoral, l’ACDD/GERDDES Centrafrique attire l’attention des pouvoirs publics et de toutes les parties prenantes au processus sur la nécessité de la mise en place dans les meilleurs délais de la Commission Electorale Mixte Indépendante.

Membre de l’Observatoire Africain pour la Démocratie et le Développement, l’ACDD/GERDDES Centrafrique fort de son expérience en matière d’organisation et de supervision des élections en Afrique, est disposée comme en 1993 à apporter une contribution constructive à la réussite des prochaines consultations en République Centrafricaine.

Pour le Bureau, le Président Aristide Dominique SOKAMBI Vice-Président de GERDDES-Afrique. Association Centrafricaine pour la Démocratie et le Développement (A.C.D.D.) GERDDES-CENTRAFRIQUE B.P. : 928 - Tél 50 25 10


COMMUNIQUE DE PRESSE sur la Situation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo
Délivré à Cotonou, le 20 février 1998

Le GERDDES-AFRIQUE voudrait attirer l’attention des élites congolaises et africaines ainsi que celle de la communauté internationale sur la situation politique difficile que traverse la République Démocratique du Congo surtout en ce qui concerne les droits de l’homme.

Le sort réservé à M. Etienne Tsisekedi n’est ni digne de notre époque, ni digne des sacrifices acceptés par tout le peuple congolais pour mettre fin au Régime de Mobutu. Le Régime de Kabila s’honorerait et honorerait toute l’Afrique en mettant immédiatement fin à la privation de liberté qui frappe M. Tsissékedi.


COMMUNIQUE DE PRESSE Sur la Restauration de la Démocratie en Sierra Leone
Fait à Cotonou, le 20 février 1998

Le GERDDES-AFRIQUE prend acte de la prise de Freetown par les forces de l’ECOMOG à dominance nigériane. Toutefois, compte tenu de l’impact négatif que cette offensive "victorieuse" pourrait avoir sur la cohésion et la bonne marche de l’intégration régionale, et pour éviter tout enlisement de cette intervention, le GERDDES-AFRIQUE supplie les Chefs d’Etat de la CEDEAO d’envisager une réunion d’urgence pour décider de la relève des forces victorieuses à Freetown par une plus large composition des forces de l’ECOMOG afin de poursuivre le dialogue avec la junte. Ceci permettrait d’assurer le retour à la légalité constitutionnelle en limitant les pertes en vies humaines, notamment pour les populations civiles.



1997

OMMUNIQUE DE PRESSE au sujet du coup d'Etat en sierra Léone
Fait à Cotonou, le 27 mai 1997

Le GERDDES-AFRIQUE est profondément consterné par le nouveau coup qui vient d’être porté au processus démocratique en Sierra Léone.

Le GERDDES-AFRIQUE souhaite le retour rapide et inconditionnel à la légalité constitutionnelle dans ce pays. Toutefois, le GERDDES-AFRIQUE veut saisir l’occasion de cette regrettable remise en cause pour rappeler la nécessité pour nos démarches démocratiques d’avoir à coeur l’incontournable adéquation entre nos modèles démocratiques et institutionnels et nos environnements socio-économiques et culturels. De même, le nécessaire dialogue entre les différentes composantes de nos sociétés civiles doit se poursuivre pour aboutir à la mise en place de codes d’éthique et de programmes réalistes d’éducation civique démocratique.


COMMUNIQUE DE PRESSE sur l'évolution de la situation en République Démocratique du Congo (ex Zaïre)
Fait à Cotonou, le 27 mai 1997

Le GERDDES-AFRIQUE se félicite de la fin de plusieurs décennies de dictatures au Zaïre (Nouvelle République Démocratique du Congo).

Le GERDDES-AFRIQUE espère que la toute jeune République Démocratique du Congo renouera très rapidement avec la démocratie et une gouvernance inspirée des préoccupations librement exprimées par les populations (directement ou par l’intermédiaire des Associations de la société civile et autres organisations politiques).

La nécessité d’un large consensus national et d’un gouvernement de large union nationale ainsi que celle d’une gouvernance plus rapprochée des populations, restent incompatibles avec tout pouvoir exclusif, même si le pays se trouve sous un régime d’exception de fait dont la légitimité est de moins de moins évidente.

Le GERDDES-AFRIQUE voudrait espérer que les nouveaux dirigeants de la « République Démocratique du Congo » feront à la classe politique, à la société civile et aux populations zaïroises et africaines, l’économie de nouvelles révolutions démocratiques.

Le soutien extérieur au processus démocratique devrait maintenir ses pressions sur les nouvelles autorités de la République Démocratique de Congo pour ne pas conforter certains exprits chagrins qui prétendent que toutes les initiatives internationales autour de la Démocratie et de la Gouvernance en Afrique n’ont d’autres buts que de s’assurer un meilleur contrôle des ressources africaines.

Le pays de Patrice Lumumba a enfin droit à la paix et à de meilleures conditions de vie. Son sacrifice ainsi que ceux de ses autres disciples ne doivent pas être vains. Le spectre de la Somalie est toujours présent dans nos esprits.



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